Compte-rendu du stage de photo animalière en affût flottant en Dombes du 2O juin 2026
Du 20 au 27 juin 2026, sept photographes se sont retrouvés en Dombes pour participer au huitième stage de photographie animalière en affût flottant de la saison.
Cette nouvelle semaine a commencé le premier jour de l'été. La chaleur s'était installée, les températures étaient pleinement estivales et les longues journées offraient encore de magnifiques lumières sur les étangs.
La nature, elle aussi, entrait dans une période particulièrement intense.
Les premiers poussins de guifettes moustacs et de mouettes rieuses commençaient à naître. Le spectacle était d'autant plus étonnant que de nombreux nids reposaient directement sur les feuilles de nénuphars, au ras de l'eau.
Les nourrissages se sont rapidement multipliés. Les adultes se relayaient sans relâche pour répondre à l'appétit de poussins toujours plus pressants. Ce ballet incessant a offert aux stagiaires de nombreuses occasions de photographier des scènes à la fois dynamiques, tendres et riches en comportements.
Chaque participant a abordé cette semaine avec son expérience, sa sensibilité et sa manière personnelle de raconter la vie des oiseaux.
Robert participait à son neuvième stage en Dombes. Sa connaissance approfondie du comportement animal et son regard d'éthologue lui ont permis d'anticiper de nombreuses situations. Qu'il s'agisse de vols, d'interactions ou de nourrissages, il a su saisir des attitudes originales et parfois très fugaces.
Philippe découvrait l'affût flottant. Il s'est rapidement concentré sur la réalisation de portraits précis et harmonieux. Le portfolio qu'il m'a présenté en fin de semaine était d'une grande qualité et révélait une véritable maîtrise photographique.
Claude, animé par une profonde sensibilité artistique, n'a pas cherché à multiplier les effets. Il a préféré s'appuyer sur les lumières naturelles de la Dombes pour valoriser les oiseaux avec sobriété et élégance. Pour une première expérience en affût flottant, les résultats ont été remarquables.
Pier s'est orienté vers des compositions épurées, simples à lire et très efficaces. Il a également commencé à explorer le flou de mouvement pour traduire le vol des oiseaux. Ses premiers essais se sont révélés particulièrement prometteurs.
Thierry, qui vit pourtant en Dombes, découvrait lui aussi l'affût flottant. Son attention portée aux comportements et sa grande sensibilité lui ont permis de produire des images figuratives très personnelles. Son regard sur un territoire qu'il connaissait déjà s'est trouvé profondément renouvelé.
Maryse, que j'avais rencontrée en 2012 lors d'un précédent stage, était toujours aussi dynamique, curieuse et exigeante envers elle-même. Son émerveillement permanent devant la nature reste l'une de ses plus grandes forces. Les exposés consacrés à la transmission des émotions en photographie l'ont particulièrement touchée et ont nourri sa réflexion.
Éric participait pour la première fois à un stage en affût flottant. Les deux premières séances ont été plus délicates, car il devait s'adapter à une photographie animalière très différente de celle qu'il pratiquait en Afrique.
En Europe, les oiseaux restent souvent plus méfiants et les distances d'approche demandent davantage de patience, de discrétion et d'observation. Grâce à sa persévérance et à sa capacité d'adaptation, Éric a progressivement trouvé ses repères. Il a fini par comprendre les rythmes des étangs et à entrer pleinement dans cet univers si particulier.
Je suis convaincu qu'il est reparti avec le virus de la Dombes.
Située au nord-est de Lyon, la Dombes est souvent surnommée la région des mille étangs. Ce territoire singulier compte plus d'un millier d'étangs peu profonds, façonnés par l'homme et traditionnellement utilisés pour la pisciculture.
Leur fond légèrement incliné permet à l'eau de s'écouler lentement vers l'émissaire. Leur richesse en poissons, en insectes et en végétation aquatique attire une grande diversité d'oiseaux.
Plus de 130 espèces migratrices ou sédentaires fréquentent régulièrement la Dombes, tandis qu'environ 30 000 oiseaux viennent y passer l'hiver. Cette région constitue ainsi une zone humide d'importance internationale et un lieu privilégié pour observer et photographier les oiseaux dans leur environnement naturel.
Entre naissances, nourrissages, découvertes et progression personnelle, cette huitième semaine de stage a offert aux participants une immersion complète dans la vie des étangs. Elle a aussi rappelé que l'affût flottant ne se résume pas à une technique : c'est une manière d'apprendre à ralentir, à mieux observer et à créer des images plus sensibles et plus personnelles.
Ce stage photo a été organisé.
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Le commentaire oral des participants
Eric.
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Claude.
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Maryse.
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Pier.
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Philippe.
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Thierry.
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Robert.
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Quelques photos prises par les participants du stage de photo animalière en affût flottant durant la semaine du 20 juin 2026